le nez en l'air ... monsieur Calder! (2015)

Techniques : marionnettes et sculptures manipulées à vue par

un comédien-marionnettiste.

 

Durée : environ 40 minutes

 

Jeune public à partir de 3 ans

et public familial

 

Coproduction : La Malle-Théâtre

et la Ville de Thorigné-Fouillard.

Auteur : Grégoire FROMONT

Compositeur : Christophe PELOIL

Marionnettes : Janine et Grégoire FROMONT

Décor : Alain BURKARTH

Lumière : Lionel MENEUST

Enregistrement : Brendan PELOIL

 

 

Derrière son établi, un forgeron travaille. Son énorme soufflet attise la braise qui rougeoie dans la forge. Il manie le marteau sur l’enclume pour créer des objets métalliques, des objets utiles, lourds et massifs.  Mais parfois, ses créations prennent vie, simplement animées par l’air de son soufflet ou par magie, comme ce coq échappé d’une girouette… 

Et notre artiste ferronnier se prend au jeu pour faire plaisir à un enfant : il invente un petit cirque dans lequel de fragiles personnages et quelques disques colorés cherchent l'équilibre, entrent en mouvements... parfois incontrôlés. Progressivement, l’utile devient futile, le lourd laisse place au léger et on expérimente de nouvelles de machines propres à capter le moindre souffle pour le transformer en rêve. Une plaque tordue se métamorphose en moulin à vent et toutes sortes d’objets se jouent de l’air, jusqu’à ces éclats de métal qui entreront dans la danse du grand mobile !

« ... Avec un établi, des outils et un gros soufflet de forge, le sculpteur de l'histoire, poète et ferronnier, travaille entouré de ses créations : girouettes, moulins, hélices et sculptures de métal, animés par le vent. Le spectacle propose des jeux de formes, de couleurs, d'équilibre et de mouvement, avec une petit clin d'œil à Alexander Calder et ses célèbres mobiles. Une représentation sensible et poétique qui a stimulé l'imaginaire et la curiosité... » (OUEST-FRANCE, à l'occasion de La Nuit des Musées)

 

« ... Un spectacle qui a ravi le jeune public, sensible et poétique, aussi léger que l'air ! » (LA GAZETTE)

« ... Un grand mobile de marionnettes capte le moindre souffle pour laisser la place à des évolutions ludiques et oniriques...  » (OUEST-FRANCE)

Solenval - Plancoët (22) . OC2S - St-Hilaire-du-Harcouët (50) . L'Atelier Culturel  - Landerneau (29) .Festival Paroles Paroles - Honfleur (14) . Médiathèque F. Mittérand  - Argentan (61) . Festival Cultu'R'Mômes - St-Pol-de-Léon (29) / La Forge -

St-Grégoire (35) . Festival Féérizzz  - Rosporden (29) . Médiathèque de l'Ourse - Dinard (35) . Centre Culturel  -

La Chevrolière (44) . Centre Culturel  - Liffré (35) . Médiathèque  - Ste-Sigolène (43) . Festival des Gallo-Pins -

St-Jouan-des-Guérets (35) . Le Zéphyr - Châteaugiron (35) . Festival Kid's Folies - St-Jean-de-Monts (85)…

"Le nez en l'air ...

Monsieur Calder !"

Notes de création

 

01 MONSIEUR CALDER ?

 

Poursuivant la recherche amorcée avec le spectacle « Trio Désencadré », toujours à l’affut de passerelles entre la peinture, la sculpture et la marionnette, La Malle-Théâtre propose cette fois de suivre le cheminement d’un artiste dans sa quête du plus léger que l’air… 

L' histoire fait la part belle à des évocations de l’œuvre d’Alexander Calder (ses mobiles, son petit cirque, ses silhouettes en fil de fer, ses Stabiles, les formes et les couleurs de ses œuvres), mais il ne s’agit pas uniquement d’un spectacle sur l’artiste, loin de là. Nous nous sommes intéressés aux objets animés par le vent, à la poésie qui naît du mouvement, qu’il soit dû au hasard d’un léger souffle ou d’une embardée d’air. Et tout naturellement les mobiles de Calder sont entrés en jeu : faits d’une matière qu’on aurait pensée inflexible, lourde, immobile et froide (à l’image de ses Stabiles), ils sont pourtant d’une légèreté infinie, semblant répondre à des lois bien éloignées de la pesanteur. Ils se meuvent quasiment sans attache, pour un peu, on ne trouverait pas étonnant qu’ils se libèrent pour s’envoler... 

En imaginant ce spectacle, nous avons eu envie de jouer avec le regard de notre public. Notre forgeron construit un genre de totem en superposant des mécaniques mues par l’air. Au fur et à mesure qu’il ajoute des éléments, la construction grandit et le regard des spectateurs monte progressivement… Et tout le monde finira Le nez en l’air… Monsieur Calder !

02 LE HASARD ET L'INCONTROLABLE

 

Les premiers essais de mise en mouvement d’objets divers comme girouette, anémomètre, moulin à vent et manche à air nous ont donné du fil (de fer) à retordre !

 

Il est apparu que l’air est une chose bien difficile à contrôler. Mais cela ne fait-il pas partie de son charme ? Les mobiles de Calder susciteraient-ils une telle fascination s’ils étaient prévisibles dans leurs évolutions ? Toute la poésie de ces objets mis en mouvement de manière invisible et aléatoire, nous touche par son apparente spontanéité. Il s’en suit un ballet qui doit au ludique son attrait sur les petits comme sur les grands.

 

En parlant de l’un de ses mobiles, Calder faisait dire aux personnages de son cirque :

« - Qu’est-ce que c’est que ce machin-chouette là ?

-  Je n’en sais rien, mais je crois bien que c’est pour faire du vent ! »

 

La marionnette est un art de contrôle ; chaque geste d’un personnage est pensé, travaillé pour exprimer un sentiment, une émotion, une réflexion. Confronter une marionnette à un « partenaire » aussi imprévisible qu’un mobile, un moulin à vent ou une sculpture en équilibre impliquera donc une part d’improvisation en réaction à ses mouvements. Tournera ? Tournera pas ? 

03 LES MARIONNETTES

 

Un forgeron aux allures d'aviateur...

 

Notre personnage principal est un rêveur dont les pieds sont bien ancrés dans le concret. Sa physionomie parle de son métier et de sa personnalité. Son allure trapue, ses larges mains et son costume (de lourdes chaussures de travail, un tablier et des gants de cuir) rappellent qu'il est un artisan. C'est un personnage un peu lourdaud dans ses déplacements, mais puissant dans ses gestes. Ses mains sont très mobiles, adaptées à son travail manuel (technique de marionnette empruntée à la "marotte à mains prenantes").

Mais il y a un élément surprenant dans sa tenue : ce drôle de chapeau qui fait penser à celui des aviateurs. Le portrait est complété par une paire de lunettes de protection et une fine moustache qui renforcent encore sa ressemblance avec les pionniers de l'aviation. Dès le début, on peut y voir un indice qui laisse penser que le forgeron est attiré par l'air...

 

 

Un enfant tendre et joueur...

 

Pour l'enfant, nous avons créé une marionnette typique de la manipulation dite "sur table" (ses proportions, sa tête et ses bras articulés manipulés par l'arrière), mais pour respecter le style adopté pour le forgeron et renforcer ainsi leur air de famille, nous avons choisi la même forme de corps, assez massive, en fer à cheval et très stable (sachant que le spectacle serait présenté par un unique marionnettiste, il était important que les marionnettes puissent tenir debout par leurs propres moyens).

En accord avec les sculptures de Calder dont les formes sont épurées, il nous a semblé important de ne pas charger en détails trop réalistes nos personnages.

 

 

Un coq échappé d'une girouette...

 

Pour cette marionnette, nous souhaitions conserver l'aspect métallique et mettre en valeur le côté mécanique du personnage, c'est pourquoi elle est peu articulée et manipulée à pleine main, sans fils ni baquettes, comme un objet.

 

Notre coq est constitué d'une armature de fil de fer sur laquelle sont soudées des écailles de fer blanc patiné, qui figurent les plumes de l'oiseau. C'est le premier objet fabriqué par le forgeron que découvre le public. Cette sculpture est emblématique de son travail, à la fois utile et esthétique. Le fameux coq qui orne traditionnellement les girouettes nous semblait idéal pour une entrée en matière alliant l'air et le métal. Qui n'en a pas vu, surmontant le clocher d'un église, pointant de son bec le sens du vent ?

04 LE DÉCOR

Le choix des matériaux mis en œuvre pour notre décor est prépondérant : le métal de l’enclume bien sûr, mais aussi le bois de l’établi et du lourd billot. Le cadre est celui d’un atelier, inspiré des forges portatives traditionnelles que l’on voyait autrefois sur les marchés. On peut être touché par ce côté brut et l’âme de ces outils maintes fois empoignés, mais nous sommes dans l’utile, le mécanique. 

 

Alain Burkarth a construit un établi et un soufflet de forge à l’échelle humaine, de ce fait ils servent à la fois dans leur fonction première et comme d’une scène sur laquelle évoluent les marionnettes.

Le spectacle donne une place de choix aux machines à production d’air…

 

Le soufflet géant est très fidèle dans sa conception aux soufflets anciens : il nous fallait un soufflet qui fonctionne, mais fabriqué sur mesure pour des raisons de poids et de mobilité durant le jeu. Un véritable soufflet de forge aurait été trop lourd et ne nous aurait pas permis de lui donner l’inclinaison prévue dans la mise en scène (il fallait contrôler l'angle du flux l'air pour le diriger vers les éléments à mettre en mouvement).

 

Pour le ventilateur nous sommes partis d'un appareil de type industriel (pour sa puissance), transformé dans son apparence pour qu’il s’intègre mieux au décor, les ventilateurs actuels ne correspondant pas à l'esthétique du spectacle. Le dessin préparatoire ci-contre ne tient pas compte de ces dernières modifications. Dans sa version définitive, le ventilateur a été habillé de bois.

Ci-dessous : modélisation 3D du décor.

LA MALLE-THÉÂTRE
Spectacles de marionnettes
16, square de Provence
35000 Rennes
Tél. 02 99 33 21 74
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